{Exposition} – La poudrerie d’Angoulême

La Poudrerie d’Angoulême, mémoires des hommes, esprit des lieux

L’histoire industrielle d’ Angoulême est liée à la Poudrerie, installée dans la ville sur Ordonnance Royale de Louis XVIII. Des hommes et des femmes y ont travaillé de 1819 à 2004. Une exposition revient sur deux siècles d’histoires : Poudrerie, mémoires des hommes, esprit des lieux. Cette exposition se déroule dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville d’Angoulême.

En 2004, la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE) fermait définitivement et le site rentrait dans une phase de dépollution.

Après une année 2016 dédiée au recueil et à l’analyse des mémoires des anciens poudriers, il s’agit de les donner à voir au plus grand nombre.

C’est la cour de l’hôtel de ville qui sert d’écrin à cette grande exposition consacrée aux 200 ans d’histoire de ce site industriel majeur de notre territoire.

Horaires de l’exposition :

  • Du lundi au vendredi de 8h à 18h.
  • -Samedi de 9h à 12h.

OuverturesDu 02/10/2017 au 27/10/2017


Un héritage royal

La Poudrerie nationale d’Angoulême est l’une des quatre manufactures royales qui se sont implantées en Poitou-Charentes, à la faveur du développement de la force militaire française. La poudrerie a été créée sur ordonnance royale en 1819 en remplacement de celle de Saint-Jean d’Angély, laquelle fut détruite par une explosion un an plus tôt. L’établissement, qui approvisionnait la flotte militaire de Rochefort par voie fluviale, fut installé à l’ouest de la commune d’Angoulême, à l’intérieur de la boucle formée par un méandre de la Charente. La force motrice du fleuve permettait initialement d’actionner 15 moulins à poudre. La poudrerie d’Angoulême fut exploitée comme telle de 1826 à 2004, soit quelques 178 années d’exploitations !

L’age industriel de la poudrerie d’Angoulême

L’activité réellement « industrielle » débuta en 1826 et le site s’étendit progressivement pour atteindre 200 hectares en 1917. Entre 1827 et 1888, on y produisit de la poudre noire (pour la guerre, la chasse et la mine) puis à partir de 1888 du coton-poudre (nitrate de cellulose). La première guerre mondiale fit évidemment augmenter la production : pour se donner une idée de l’ampleur du site, entre 1914 et 1918, ce sont 14500 ouvriers et ouvrières, 250 ingénieurs et employés qui ont produit jusqu’à 870 tonnes d’explosifs par jour.

Après la guerre ….

En 1936, on construisit une unité supplémentaire pour fabriquer de la nitroglycérine, le constituant principal de la dynamite. L’occupation allemande de Juin 1940 entraîna la cessation des activités et les bombardements de mars 1944 occasionnèrent des destructions partielles sur le site. Après reconstruction, la production reprit pour répondre aux besoins des armées de l’OTAN et la poudrerie devint en 1975 la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE). Elle employait encore 150 personnes à Angoulême avant de fermer définitivement en 2004. Depuis lors, le site est en cours de dépollution.

Quel avenir pour ce site d’exception une fois la dépollution achevée ?

200 hectares de terrain seront disponibles en 2020… c’est donc un enjeux considérable pour la mairie d’Angoulême de préparer un projet autour de cette zone qui couvre à elle seule près de 10% du territoire communal. Depuis l’été 2014, l’équipe municipale a donc pour projet de recueillir et valoriser les mémoires du site et ainsi contribuer à la préparation de l’après dépollution. Cette démarche utilisera les outils numériques pour valoriser ce patrimoine presque disparu.

Un comité technique a été constitué avec la mairie, l’association des poudriers, des historiens & ethnologues et l’association Via Patrimoine. Plusieurs projets ont émergé de l’étude des archives locales, démarrée en février 2015 et un premier plan d’actions a été arrêté sur 2015-2017 :

  • 2016, des recherches approfondies seront réalisées sur les 200 ans d’histoire de ce site. Dans le cadre de cette première action, des entretiens-portraits d’anciens employés de la poudrerie seront réalisés par une documentariste.

En parallèle de ces actions, des projets tuteurés ont été amorcés avec l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (séquences pédagogiques), l’École des Métiers du Cinéma d’Animation (courts-métrages) et l’Institut Universitaire Technologique (webdocumentaire). Un portrait vidéo a également été réalisé avec les adolescents de l’IME de Ma Campagne.

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